L'administrateur civil camerounais Nchofon Mingoh a suivi un programme international de formation de deux semaines sur la crise climatique et la gestion des catastrophes en République de Corée, aux côtés de participants issus de cinq autres pays africains, dans le cadre d'un programme visant à renforcer la préparation et la gestion des catastrophes.
Cette formation, qui s’est déroulée du 25 octobre au 5 novembre 2026, a été organisée par l’Institut national sud-coréen de formation aux catastrophes (NDTI), avec le soutien de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA).
Les participants venaient du Cameroun, de l’Angola, de la Guinée équatoriale, du Soudan du Sud et du Nigeria. Ce programme a permis d’étudier l’approche sud-coréenne en matière de prévention des catastrophes, d’intervention d’urgence, de gestion des risques climatiques et de relèvement après les catastrophes.
M. Mingoh, qui participe à la coordination de l’aide humanitaire dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, figurait parmi les participants camerounais ayant pris part au programme.
Une grande partie de la formation a porté sur l’expérience de la Corée du Sud en matière de gestion des catastrophes naturelles, en particulier les inondations et autres situations d’urgence liées au climat.
Les participants ont examiné les systèmes d’alerte précoce du pays, les structures de coordination des urgences, les mesures de lutte contre les inondations, les réseaux d’assainissement urbains et les dispositifs de relèvement après une catastrophe.
Les discussions ont également souligné l’importance de prévenir les catastrophes avant qu’elles ne se produisent, plutôt que d’attendre que des situations d’urgence surviennent pour agir.
Ces enseignements revêtent une importance particulière pour le Cameroun, où les inondations, les glissements de terrain et d’autres risques environnementaux continuent d’affecter les communautés, les infrastructures et les moyens de subsistance.
Le programme a également porté sur le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), un cadre international qui guide les pays dans la réduction des risques de catastrophe et la construction de communautés plus sûres.
Les participants ont examiné quatre domaines clés : la compréhension des risques de catastrophe, l’amélioration des institutions chargées de la gestion des catastrophes, l’investissement dans la prévention et le renforcement de la préparation en vue d’une intervention et d’un relèvement efficaces.
Un autre sujet important a été le principe « Reconstruire en mieux », qui encourage les autorités à reconstruire les communautés de manière à réduire leur vulnérabilité face à de futures catastrophes, plutôt que de se contenter de restaurer ce qui a été perdu.
Pour le Cameroun, cette approche pourrait s’avérer utile dans les zones touchées par les inondations, les glissements de terrain, les conflits armés et les déplacements de population, où l’aide humanitaire doit de plus en plus aller de pair avec la réhabilitation et le rétablissement des moyens de subsistance.
Les enseignements tirés de cette formation mettent en évidence plusieurs domaines dans lesquels le Cameroun pourrait renforcer son système de gestion des catastrophes. Il s’agit notamment d’une meilleure coordination entre les autorités administratives et les services techniques, de l’amélioration des systèmes communautaires d’alerte précoce, de la mise en place d’exercices réguliers de simulation d’urgence et d’un respect plus strict des réglementations en matière d’urbanisme.
Il est également nécessaire de renforcer les capacités opérationnelles du Département de la protection civile et d’améliorer la collaboration entre les services gouvernementaux, les conseils, les organisations humanitaires, les autorités traditionnelles et les communautés locales.
Ces mesures revêtent une importance particulière dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les défis humanitaires et les risques environnementaux exercent souvent une pression supplémentaire sur les autorités locales et les communautés.
La participation de Mingoh revêt une importance particulière compte tenu de son implication dans l’aide humanitaire au sein de la région du Nord-Ouest. Cette expérience offre l’occasion de partager les connaissances acquises au cours de la formation et d’étudier comment certaines des pratiques observées en Corée du Sud peuvent être adaptées aux réalités camerounaises.
La participation des six pays africains a également permis aux participants d’échanger leurs expériences et de discuter des défis communs auxquels leurs pays respectifs sont confrontés.
Alors que le Cameroun continue de faire face à des urgences humanitaires et aux effets croissants du changement climatique, il reste essentiel de renforcer les mécanismes de prévention, de préparation et d’intervention en cas de catastrophe.
La formation sud-coréenne a permis aux responsables camerounais participants de se familiariser davantage avec des approches internationales susceptibles d’améliorer la gestion des catastrophes et de contribuer à la protection des vies humaines et des biens.